Les recommandations cinéma de la rédaction

L'équipe LVDR, 18/03/2020


Le confinement est annoncé et c’est surement l’occasion pour vous d’organiser de longues soirées ciné. Toutefois si vous êtes à cours d’inspiration, l’équipe de La Voix du Robec vous propose ses films préférés !

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Le film préféré de Théo : Donnie Darko, réalisé par Richard Kelly. (2001)

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Le film que je vais vous présenter ne parlera à personne, et c’est là tout l’intérêt de cet article. Dans Donnie Darko, on suit Donnie, interprété par Jake Gyllenhaal dans son tout premier rôle au cinéma. Donnie est un adolescent de 16 ans introverti et émotionnellement perturbé. Son meilleur ami est un lapin géant du nom de Franck que lui seul peut voir. Un soir, Donnie va survivre à une chute de réacteur d’avion dans sa chambre et c’est à partir de là que le film démarre réellement. Je ne vous en dis pas plus, ce serait vous gâcher ce film.

On a ici un film qui peut sembler compliqué, voir très ennuyant car il n’y a pas beaucoup d’action. Mais c’est la manière de traiter son sujet qui est ici très bien exploitée. Ça parle de schizophrénie, de la question et de la perception de la vie, de la mort ainsi que de l’étroit lien que ces deux notions entretiennent. De plus, on a également une métaphore sur l’effet papillon qui est très bien réalisée. Ce film m’a marqué et aujourd’hui encore, certaines scènes m’échappent encore.

Donc si vous n’avez pas peur de vous creuser la tête et de ne rien comprendre au premier visionnage, foncez, ce film vaut le détour !

Le film préféré de William : Watchmen - Les Gardiens, réalisé par Zack Snyder. (2009)

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Dans une Amérique alternative de 1985 où les super-héros font partie du quotidien et où l'Horloge de l'Apocalypse, symbole de la tension entre les Etats-Unis et l'Union Soviétique, indique en permanence minuit moins cinq, un justicier masqué un peu à plat va découvrir un complot qui menace de tuer et de discréditer tous les super-héros du passé et du présent. Ce complot inquiétant et de grande envergure lié à leur passé commun aura des conséquences catastrophiques pour le futur. Leur mission est de protéger l'humanité... Mais qui veille sur ces gardiens ?

Ce film est pour moi l’un des meilleurs films que j’ai pu voir dans ma vie. Son côté très sombre, dystopique, montre une autre facette des films de super-héros et qui pourra certainement vous emmener dans une réflexion plus profonde encore que les Marvels, DCs et autres films du genre. Même s’il avoisine les 3 heures, ce film saura captiver par le dynamisme des scènes ou tout simplement pour la beauté de certaines images. C’est un film que vous devriez découvrir ne serait-ce que pour avoir une autre vision des super-héros. 

Le film préféré de Mélaine : Le grand pardon, films réalisés par Alexandre Arcady (1982, 1992)

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Le premier film nous emmène à la découverte du clan Bettoun, famille d’origine pieds-noirs qui dirige son territoire parisien d’une main de fer, créant des alliances et réglant ses comptes. Pourtant les évènements récents vont dresser les Arabes contre les Juifs, sous le regard amusé du commissaire Pascal Villars qui veut prendre sa revanche sur Raymond Bettoun, le chef de famille. Dans le second opus, les Bettoun s’exportent aux Etats-Unis et doivent à nouveau lutter pour sortir indemne d’une nouvelle guerre de clan.
Sortis après les chefs-d’oeuvre de Francis Ford Coppola (la saga Le Parrain), on ne peut s’empêcher de penser à une pâle copie et pourtant, il n’en est rien. Savoureuse réinterprétation, on remarque çà et là plusieurs clins d’yeux à d’autres films du même genre comme Le Parrain dans le premier ou encore Le clan des Siciliens dans le second. Le casting de qualité rend le film encore plus appréciable dans le Paris des années 80 et les Etats-Unis des années 90.
Je recommande ces films pour l’ambiance mafieuse réconfortante et piquante. On ne s’ennuie à aucun moment et l’émotion est au rendez-vous. On s’attache à cette famille qui pourtant reste un repère de criminel ! Captivant !

Le film préféré d’Anne Laure : Shutter Island, réalisé par Martin Scorsese. (2010)

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Le film se déroule en Amérique dans les années 50 : on y suit deux marshalls américains qui débarquent sur la mystérieuse île de Shutter Island, qui abrite un hôpital psychiatrique. L’une des patientes a disparu. Le héros, Teddy Daniels, va endurer de nombreuses épreuves, qui tournent autour d’un constat qui s’impose à lui de manière de plus en plus claire : les psychiatres tentent de droguer leurs patients, afin qu’ils ne ressentent plus rien, ni haine ni amour, c’est-à-dire les lobotomiser. Daniels va faire face à des psychiatres ayant quitté mystérieusement l’île, un phare dont l’usage reste énigmatique, puis la disparition de son marshall adjoint.
C’est une histoire très sombre et psychologique, dans le sens où chaque personnage se retrouve à un moment ou un autre confronté à ses démons intérieurs. Durant tout le film, le spectateur se demande ce qui est réel ou ce qui relève véritablement de la folie des personnages. C’est vraiment un film très prenant, car il y explore de très près la psychologie    humaine et ses vices, tout en laissant la place à une bonne dose d’action.
A mes yeux, cette œuvre est un classique du cinéma, avec les géants Leonardo Dicaprio, Mark Ruffalo et Ben Kingsley dans les rôles principaux. Et en plus, il est disponible sur Netflix.  

Le film préféré de Théo S : Captain Fantastic, réalisé par Matt Ross. (2016)

 

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Le titre est trompeur, ce ne sont pas les mésaventures palpitantes d’un super héros. Mais plutôt une comédie dramatique, dont l’histoire magnifique est celle d’un père, ou plutôt d’une famille aux méthodes d’éducation originales. Cependant, la petite tribu doit soudainement faire face au deuil de la mère, de l’épouse. Obligés de quitter le cadre de vie qu’il s’étaient façonnés dans une forêt nord-américaine, l’arrivée en mégalopole provoque l’étourdissement des enfants, et la remise en question du système éducatif du père de famille. Ce deuil s’accompagne tout le long de l’histoire d’un grand père très protecteur vis-à-vis de ses petits enfants, et qui se tient à l’encontre de l’éducation qui leur est donné. Viggo Mortensen a été nommé aux oscars du meilleur acteur en 2017 pour son rôle de père de famille. 16 ans après avoir été dans la peau d’Aragorn dans le Seigneur des anneaux, il nous prouve encore une fois que c’est un grand acteur. 

Cette aventure aux côtés d’une famille attachante nous propose de remettre en question les systèmes éducatifs modernes, et plus globalement nos modes de vie traditionnels. Ce bijou nous offre un aperçu de la vie sauvage, au dehors des tracas de la vie citadine. Elle nous offre également une histoire émouvante auprès d’un père dévoué pour ses enfants. 

Le film préféré d’Alicia :  Burlesque, réalisé par Steve Antin. (2010)

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La jeune et belle Ali abandonne sa vie de serveuse dans l’Iowa pour commencer sa vie rêvée à Los Angeles. Cette comédie musicale complètement folle par ses décors et par ses acteurs nous transporte dans les folles soirées d’un cabaret américain en faillite qui ne demande qu’à être sauvé. Bien que sceptique, et après quelques démonstrations de force de caractère, la directrice Tess va être forcée de reconnaître les multiples talents de la nouvelle arrivante. Et pour parfaire ce tableau, le show dont elle est maintenant à la tête va l’attirer vers d’autres horizons… Et entre le beau Jack et le riche Marcus : elle va devoir faire des choix.
Cette comédie romantique exagérée est assez classique dans son scénario mais les chansons et les scènes de show valent réellement le coup d’oeil. Pour nous divertir, Christina Aguilera et Cher sont en perpétuelle battle, Kristen Bell est parfaitement détestable, et Stanley Tucci est tout simplement hilarant.
Un film disponible sur Netflix, qui fait vivre l'éternelle adolescente fan de Romances, qui sommeille, peut être, en vous (allez n’ayez pas honte).

Le film préféré d’Emma : Mustang, réalisé par Deniz Gamze Ergüven. (2015)

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Mustang, film écrit et réalisé par la cinéaste franco-turque Deniz Gamze Ergüven, raconte l’été de 5 soeurs turques : Lale, Nur, Ece, Selma et Sonay. Unies comme les doigts de la main, elles sont orphelines et vivent avec leur grand-mère et leur oncle, homme très à cheval sur les traditions. Les cours sont finis et pour les jeunes filles cela marque le début des vacances d’été, synonyme de liberté. Alors qu’elles rentrent de cours, les 5 soeurs  jouent dans l’eau, habillées, avec des garçons. Mais une fois rentrées dans leur village, dans la campagne turque, la rumeur les précède. Tous les habitants sont scandalisés des actions des jeunes filles. Leur oncle décide alors de prendre leur éducation en main : la maison se transforme peu à peu en prison. Les cours de mathématiques sont remplacés par des cours de tâches ménagères : des mariages forcés semblent se profiler. Nous allons alors assisté aux différentes réactions des 5 adolescentes en fonction de leur caractère : résignement, rébellion ou encore envie féroce de liberté.

Ce film m’a particulièrement touché, tout d’abord car il raconte une tranche de vie : celle de 5 soeurs lambdas, auxquelles toutes les jeunes filles peuvent s’identifier. De plus, ce film met le doigt sur le paradoxe de la Turquie : le droit de vote féminin y est autorisé en 1934, soit très tôt mais la représentation des femmes dans la vie publique et politique est encore très minoritaire et cette opposition se voit au sein de toute la société turque. La gradation du phénomène de réclusion des protagonistes est ce qui nous captive tout au long du film, et nous n’avons qu’une envie : savoir comment elles vont se libérer de leurs chaînes. Evidemment nous ne pouvons passer à côté de l’esprit engagé du film, mais il faut avant tout le voir comme le récit de 5 vies, comme celui d’une situation qui reste rare. Bouleversant, poignant, c’est un film plein de surprises que je ne peux que conseiller aux lecteurs ! 

 

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Date de dernière mise à jour : 18/03/2020