MNNQNS : Le Rock à la mode Rouennaise

Adèle Pottier, 13/11/2019


Le 28 octobre dernier, Adèle rencontrait Adrian, le chanteur du groupe MNNQNS (qui se prononce de l’anglais “mannequins”) pour évoquer leur réussite, ainsi que de la sortie de leur nouvel album “Body Negative”, disponible depuis le 11 octobre dernier.

Mnnqns

Merci de nous accorder cette entrevue ! Tout d’abord, peux-tu nous parler de la formation originale de MNNQNS?

«Ça a beaucoup changé ! Je suis le seul membre d’origine. J’ai commencé ce groupe-là quand j’étais à Cardiff, au Pays de Galles. J’ai écris les premiers morceaux là-bas. A mon retour en France, j’ai chopé plusieurs musiciens pour faire une formation live, et au fur et à mesure du temps, les membres du groupe ont eu des problèmes de disponibilité. C’est toujours compliqué de mettre un groupe en priorité quand tu n’as pas la garantie que tu puisses en vivre. Donc c’était un peu compliqué de garder les gens autours de moi au début. On a eu peut être 12 membres différents. Cela fait deux ans maintenant que l’on a la formation actuelle, c’est beaucoup plus facile pour consolider notre projet. Maintenant on se consacre à MNNQNS.»

Comment qualifierais-tu le style de musique de MNNQNS ?

«On a dit récemment que l’on faisait du Post Punk Contemporain, je trouvais ça assez cool, car dans l’idée, on fait quelque chose de très post punk, c’est assez identifiable je pense. Mais on aime bien cette idée de ne pas faire quelque chose de revival, de ne pas faire des choses à l’ancienne, on préfère moderniser toute cette démarche post punk, et à côté de ça, il y a quelque chose de très pop je pense dans MNNQNS. L’idée de base est de faire des chansons suffisamment accessible à tout le monde, mais qu’il y ait des détails puisés dans différents genres, différents sous genre, plus underground, plus indé ! Si ça peut être une façon d’amener des gens à écouter des choses plus fouillées, je trouve que c’est une bonne démarche

Quelles sont vos influences musicales ?

«Y en a un petit paquet ! Je vais te répondre par des choses un peu évidente, toute la scène musicale à New York, fin des années 1970, avec “Television”, beaucoup de truc anglais de cette période là aussi, je pense à Undertones, beaucoup de truc des "nineties", et aussi beaucoup de musique industrielle comme les “Nine Inch Nails”. Par extension il y a aussi beaucoup de truc électronique chelou, les débuts de l’électro nous ont beaucoup inspiré aussi. On écoute beaucoup de choses différentes donc c’est compliqué de réduire ça…»

Nous vous avons vu récemment à l’Armada, mais aussi sur des grandes scènes telles que celles des Eurockéennes, et des Vieilles Charrues ! Comment avez-vous eu toutes ces opportunités ?

«On a un tourneur qui est très très doué ! On est chez Alias Prod en France, c’est l’un des meilleurs truc qui soit pour le rock indépendant, en tout cas dans ce pays.»

Vous avez réussi à vous faire connaître en dehors de la France, comment cela s’est passé ?

«Je ne pense pas qu’on soit vraiment connu en dehors de la France, on commence à s’exporter mais c’est progressif. C’est-à-dire que l’on a un label qui est basé en Angleterre, ça aide un peu déjà, et on a aussi été lauréat de plusieurs dispositifs en France, je pense au Fair qui aide les groupes émergents sous forme de tremplin. Le suivi est assez cool, et parmi les actions du dispositif, chaque groupe est envoyé dans différent pays chaque année, et nous on a eu la chance de pouvoir aller en Chine, faire une tournée de 10 jours là-bas. Super opportunité, où on a eu l’occasion de se retrouver dans un monde absolument différent, c’était assez marrant. On a fait un petit bout d’Europe aussi, la Lituanie, l’Autriche, l’Allemagne, la Suisse, les Pays Bas, le Luxembourg, pas mal de dates en Angleterre aussi, donc on commence à s’exporter doucement. Mais je ne pense pas que l’on puisse dire que l’on est connu à l’étranger, en ce moment il commence à se passer un truc en France, mais on ne peut pas dire que c’est la même chose en Europe.»

Est-ce que tu peux nous parler un peu des clips ? Certains ont été fait à l’étranger il me semble ?

«En fait notre réalisateur est aussi l’un des anciens batteurs du groupe. On aime bien cette idée de travailler « en famille ». Notre technicien son qui nous accompagne en tournée est, par exemple, un de nos anciens guitaristes aussi. Je trouve ça cool d’avoir ce rapport-là, généralement ce sont les personnes les plus qualifiées pour comprendre l’identité du groupe puisqu’ils ont joué dedans. On a donc faire un clip pour notre chanson Desperation Moon, avec Florent, notre ancien batteur, à Montreux dans un hôtel un peu fou. Les autres ont été fait en France, le prochain qui va sortir a été fait en Chine quand on y était en Juin. On a 7/8 clips maintenant.»

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Votre album Body Negative est sorti récemment, peux-tu nous en parler un peu ?

«Il y a des choses que l’on avait déjà mit dans des EP’s sur Spotify que l’on a remasterisé, en particulier le morceau d’ouverture de l’album « NotWhatYouThoughtYouKnew » qui était en version live sur l’EP d’avant, et là nous avons fait une version studio, un peu plus fournie avec des effets un peu chelou, et des chœurs style année 60. On s’est bien marré à faire ce truc- là. On a enregistré cet album il y a un peu plus d’un an maintenant. On l’a enregistré dans un studio dans l’Eure, qu’un pote tient, c’est assez cool de pouvoir être un peu coupé de tout, c’est vraiment à des dizaines de bornes de toutes formes de vie je pense, à part un mouton juste à côté qui s’appelle Elvis. Ça nous a permis aussi de produire nous même l’album, c’est ce que l’on fait depuis le début, mais cette fois c’était un peu différent puisque l’on a fait les prises nous même, la production aussi, et ensuite on mixe ces parties à Londres, chez Jolyon Thomas, qui est le mec qui a fait tous les albums de Slaves et qui a fait aussi le dernier U2. Et ensuite pour le remastering c’est allé à New York, c’est le mec qui s’occupe tous les albums de Converge.»

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Date de dernière mise à jour : 13/11/2019