Muse, 25 ans de carrière et un nouvel album

Théo Alleaume, 19/12/2018


Le 9 novembre dernier, Muse sortait Simulation Theory, son huitième album studio. C’est l’occasion rêvée pour revenir sur ce disque ainsi que sur leurs 25 ans de carrière (officiellement, ce sera en 2019 maison y est presque...).

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La jacquette de Simulation Theory, le nouvel album de Muse

Fondé en 1994, les 3 garçons de Teignmouth, en Angleterre, à savoir Matthew Bellamy (chant, guitare, piano), Christopher Wolstenholme (basse, harmonica, chœurs, chant) et Dominic Howard (batterie, percussions), sortent leur premier album Showbiz en 1999. Ce dernier leur permettra de se révéler aux yeux du grand public et d’assurer les premières parties de groupes de renom tels que les Foo Fighters ou les Red Hot Chili Peppers.

Origin of Symetry, est leur deuxième album studio et sort en 2001. Plus électronique et agressif, cet album permettra à Muse de se hisser en tête des ventes britanniques. Ce succès sera conforté par leur troisième album Absolution qui sorti en 2004. Cet album, plus sombre que les deux précédents, fut marqué par le décès du père de Dominic Howard durant le concert au festival de Gladstonbury.

Muse a comme particularité d’explorer de nombreux univers musicaux. C’est notamment le cas pour Black Holes and Revelations qui est très influencé par l’électro et est sorti en 2006 ou encore The Resistance sorti en 2009, puisqu’un orchestre symphonique fut utilisé pour le morceau Exogenesis: Symphony.

Les connaisseurs savent que Muse aime explorer des thèmes différents au long de leurs albums comme par exemple dans The 2nd Law sorti en 2012, qui aborde la deuxième loi de la thermodynamique  ainsi que les thèmes liés à l’énergie ou encore l’entropie. Drones, sorti en 2015, traite quant à lui d’une éventuelle Troisième Guerre Mondiale, mais également d’écologie. Enfin Simulation Theory aborde la théorie selon laquelle l’humanité tout entière serait plongée dans une grande simulation virtuelle, à la Matrix. Ce nouvel album respire les années 80 que ce soit dans le visuel de l’album ou dans les sonorités type synthétiseur ou une utilisation des cordes comme dans « Algorithm ». Cependant certains morceaux se démarquent en adoptant des tonalités plus lourdes comme « Propaganda » et « Pressure ». Cet album est définitivement celui de l’expérimentation avec des morceaux tels que « Break it to me » ou « Algorithm ». Malheureusement, le titre clôturant l’album, « The Void » (en excluant les versions alternatives de certains morceaux sur les versions Deluxe et Super Deluxe), déçoit par son rythme lent et ses sonorités graves. « Dig down » et « Get up and fight » sont surprenants par la performance vocale de Matthew Bellamy.

Pour résumer, cet album nous livre onze morceaux tous plus différents les uns que les autres. Certains sont décevants, tandis que d’autres vous accrochent à la première écoute et vous donne envie de les écouter en boucle. Le mieux à faire reste encore de vous le procurer au plus vite afin de vous faire votre propre avis, et si l’ensemble vous plaît, vous avez 25 ans de carrière à rattraper.

 

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