L’affaire G.Floyd : des contestations qui mettent les Etats-Unis à feu et à sang

William Lacaille, le 05/06/2020


Les vidéos insoutenables montrant George Floyd à terre, en train de suffoquer, avec le genou d’un policier pressant sa nuque, et l’annonce de son décès un peu plus tard ont révolté de nombreux défenseurs des droits et de l’égalité des noirs-américains. Depuis, des élans de contestations montent à travers les Etats-Unis et mettent le pays à feu et à sang. Mais ces contestations me semblent parfois aller trop loin. Retour sur les faits pour ensuite vous expliquer mon point de vue. 

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Beaucoup d’Américains sont descendus dans les rues pour réclamer une  justice (Fibonacci Blue/Flickr - CC BY-SA 2.0)

Il est nécessaire de préciser qu’il ne sera pas discuté ici de la légitimité évidente de cette lutte pour l’égalité de traitement entre les blancs et les noirs. L’acte commis par ce policier qui a provoqué le décès de Floyd, ainsi que ses collègues qui n’ont pas porté assistance face à la détresse respiratoire de celui-ci, sont des agissements qui m’ont outré et qui doivent être condamnés.

 

Un point sur les contestations

La Covid-19 a durement touché les Etats-Unis, menant le pays dans une situation économique et sociale très difficile. Dans le Minnesota, l’élue Ilhan Omar avait même proposé un texte de loi pour annuler ces loyers. Cette crise sanitaire, économique et sociale est un facteur qui a facilité la montée des tensions. Le décès de George Floyd était alors la flamme qui a mené à un embrasement de l’Etat du Minnesota et qui s’est rapidement répandu dans tout le pays. Le 26 mai dernier, les premiers incidents éclatent à Minneapolis et Saint-Paul et se sont rapidement propagés dans plusieurs villes des Etats-Unis. 

Comme le rapporte Forbes, ces contestations se sont également produites un peu partout dans le monde avec Toronto pour l’Amérique du Nord, mais également en Europe avec Rome, Berlin, Londres ou encore plusieurs villes de France comme Paris. On compte désormais plus d’une centaine de villes qui ont vu des manifestations se dérouler en hommage à George Floyd, contre le racisme et contre les violences policières.

Mais aux Etats-Unis plus qu’ailleurs, des villes constatent la multiplication d’incendies volontaires, émeutes, jets d’objets envers les forces de l’ordre, ainsi que des pillages et des affrontements au sein même du cortège de manifestants. Des modes d’action qui sont de mon point de vue de plus en plus inacceptable. 

 

Des contestations qui deviennent de plus en plus violentes

Même si les premières déambulations se voulaient simplement pacifiques, la colère est très rapidement montée et notamment à Minneapolis. La grogne monte, la haine est parfois attisée par certains manifestants qui souhaitent en découdre avec la police. Alors que le cortège arrive près d’une station de police, les actes de vandalisme commencent et c’est à partir de ce point que la violence va débuter. On en arrive alors à ces scènes d’affrontement entre la police et les manifestants. 

Une violence qui, pour moi, n’a pas sa place pour faire passer ses revendications. Des manifestants ne doivent pas utiliser une agression directe ou indirecte pour faire savoir leur mécontentement. Ces actes parfois scandaleux ne font en rien avancer la cause en faveur des noirs-américains. Elle montre tout au plus des personnes enragées prêtes à tout détruire pour se défouler. 

Il n’y a aucun service de sécurité, aucune organisation des manifestations. Et c’est en cela que ces contestations sont dangereuses, aucun filtre et tout devient permis, du moment qu’on exprime une colère envers les institutions, la police… Et si certains peuvent prendre la lutte contre le racisme comme prétexte pour se défouler, c'est encore mieux.

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Les dégradations se multiplient comme pour cette voiture d’un particulier, incendiée dans la nuit du 29 et 30 mai 
 

De nombreux états se voient forcés d’avoir recours à la garde nationale et décréter un couvre-feu pour assurer un retour au calme, protéger les habitants, mais aussi leurs commerces (voir la carte de France-Info). Ces tentatives, pour favoriser un retour au calme peuvent, pour certains manifestants, renforcer le sentiment qu’on essaye de les museler. Et cette situation ne semble pas être vouée à une amélioration. En effet une vidéo d’un individu se revendiquant du groupe d’“hacktivistes” Anonymous explique alors que ces crimes ne resteront pas impunis, cet individu annonce : «Nous allons donc montrer au monde vos nombreux crimes.». Retour véritable ou non d’Anonymous, cela a relancé une certaine euphorie autour du mouvement, galvanisant encore plus d’autres manifestants à se rebeller et commettre des actes de vandalisme. 

Un peu de nuance dans mon propos est nécessaire. Évidemment, il n’y a ici aucun doute concernant les mouvances radicalisées qui apportent un surplus de violence telles que les Antifascistes. Il est certain que de nombreux militants “Antifa” ont rejoint les différents cortèges pour exacerber les tensions et pousser certains manifestants à piller. Et bien évidemment, il est clair sur certains éléments que des policiers et représentants des forces de l’ordre auraient également mal agi, notamment avec une réaction disproportionnée face à certains manifestants. Il est par exemple fait état d’individus, secourant un jeune homme blessé, visés par des balles en caoutchouc dites “non-létales” (que l’on pourrait comparer en certains points avec les LBD40). Les journalistes sont également des personnes qui auraient été prises pour cible à plusieurs reprises par des arrestations, comme le recense l’U.S. Press Freedom Tracker (issu de l’alliance entre la Fondation de la Liberté de la Presse et du Comité de Protection des Journalistes basés aux Etats-Unis).  

 

Les dégâts matériels et humains

Les incendies déclenchés de manière volontaire ont détruit des véhicules de police, des magasins, ainsi que des lieux de culte, des véhicules de simples citoyens n’ayant rien demandé. Il y a donc des victimes collatérales à ces contestations qui se voient mises en difficulté dans un contexte économique qui n’est déjà pas facile pour tous. Ce qui ne fait que renforcer les critiques et la colère des simples citoyens envers les manifestants (même ceux qui ne sont pas responsables des dégradations). 
Et malgré un appel au calme par le frère de George Floyd, beaucoup d’Américains se montrent progressivement dans une position hostile envers les autres manifestants. Il est de plus en plus fréquent de voir des responsables de magasins s’armer et se positionner devant l’entrée de leur boutique, prêts à défendre coûte que coûte leurs biens et tirer sur ceux qui voudraient piller. Et cela cause des morts, des victimes qui sont de trop dans un contexte où l’on revendique une baisse des tensions et la justice. En effet un manifestant afro-américain a été tué par un commerçant car ce premier avait été suspecté d’avoir pillé, à Philadelphie c’est un pillard qui a tenté de s’introduire chez un vendeur d’armes qui est décédé, après s’être fait tirer dessus. Mais ces tensions visent désormais ceux qui portent l’uniforme : c’est le cas de David Patrick Underwood, un membre des forces fédérales de la police qui décède après avoir essuyé les tirs d’un assaillant depuis une voiture.

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Des pompiers observant les dégâts lors des manifestations à Minneapolis


Mais l’une des choses qui me révolte, c’est cette vision du “Tous pourris” que l’on rattache souvent en France à la politique. Aux Etats-Unis, beaucoup semblent faire l'amalgame entre une police qui est sans aucun doute raciste et ceux qui sont au contraire dans les règles de leur métier. Et ce sont souvent les minorités racistes qui sont les plus visibles face à la majorité intègre. Le Emerson College a réalisé un sondage montrant que 43% des Américains interrogés font confiance à la police, 39% n’ont pas confiance et 19% ne savent pas quelle réponse formuler. 

Il est donc dommage de voir une foule de policiers subir des jets de pierres, de bouteilles et autres assauts en tout genre alors que ceux-ci ne sont certainement pas responsables d’actes racistes. Pour souligner cette convergence des luttes, même au sein de la police, de nombreux agents de police ont mis un genou à terre pendant les manifestations les plus pacifiques. Cette position que l’on appelle le “Take a Knee” (poser un genou au sol) est très souvent utilisée par les grands sportifs et par le mouvement Black Lives Matter mais prend ses sources chez Martin Luther King et est désormais utilisée par les policiers pour tenter de signifier qu’ils se battent eux-aussi contre même fléau. 

Mais il reste une partie des manifestants qui restent difficiles à raisonner et ne peuvent se détacher d’une certaine violence inspirée de manière émotionnelle ou par les agissements de ces groupuscules antifascistes. Ces faits de violences mènent à des scènes de panique pour ceux qui se retrouvent encerclés par ces manifestants. Et cela se produit surtout pour ceux qui sont en voiture. Être encerclé a mené certains individus à foncer plus ou moins volontairement dans la foule. Que ce soit au travers d’un camion fuyant un groupe de manifestants et qui percute un homme (et le tue) ou encore un autre camion qui fonce sur un pont où se trouvaient environ 5000/6000 manifestants (sans faire de blessés), ces scènes de panique se multiplient. Mais cela se produit également dans les rangs de la police comme le montre cette vidéo où deux voitures de police à Brooklyn se retrouvent encerclées et bloquées par des barrières, essuyant des jets d’objets. Elles finiront par donner un coup d’accélérateur et renverser des manifestants avant que l’une d’entre elles soit abandonnée.

C’est une guerre de tous contre tous. Et c’est là que se situe le point le plus sensible dans mon esprit. L’idée qu’il n’est pas possible de se faire entendre qu’à travers une violence, pensée circulant de plus en plus ces derniers temps. Mais quand cette violence mène à la mort, doit-on garder la même conception de la lutte ? Malgré un nombre de victimes qui augmente de jour en jour, les violences ne semblent pas ralentir pour autant. Les morts s’accumulent à chaque nuit d’émeutes et de pillages. Comme le présente ce sondage de Reuters/Ipsos, 64% des américains sont sympathiques envers les manifestants. En revanche, il est indiqué un peu plus loin que «moins d'un quart des Américains ont déclaré que la violence était une réponse appropriée». 

À l’heure où cet article est rédigé, les manifestations ont semblé avoir bénéficié d’une légère baisse de la violence, un apaisement. Après un appel au calme par l’ancien président Barack Obama et une charge pour homicide au troisième degré sur Derek Chauvin (que réclamait 87% des interrogés dans le sondage du Emerson College) , il semblerait que les incidents se seraient montrés moins virulents entre mercredi et jeudi. Une raison liée à la forte présence des forces de l’ordre ou d’une véritable accalmie ? Il n’en reste pas moins qu’environ 11 000 arrestations ont été comptées et que 17 000 membres de la Garde Nationale ont été déployés, ce qui correspond à peu près au même nombre de troupes qui sont actuellement en Irak. 

Cette violence superflue ne représente pas ce pour quoi manifestent ces gens : une justice et une égalité, un arrêt des violences policières envers les afro-américains; même si, comme je l’ai précisé précédemment, ce ne sont pas uniquement les manifestants qui sont responsables de ces agissements.
De plus, ces actes violents permettent d’enrichir la politique de “l’adversaire”.

 

Trump et sa communication sous les feux des critiques 

Et le président des Etats-Unis dans tout ça ? Il regarde son pays  s’embraser de toutes parts et semble parfois même s’amuser à souffler sur les braises. Donald Trump a été, à de multiples reprises, ciblé par les critiques dans le cadre des manifestations.

Dès le 29 mai un cortège va se rendre à la Trump Tower, symbole Donald Trump à Chicago ce regroupement sera plus important le lendemain, et la police va se montrer bien plus nombreuse et va repousser à plusieurs reprises la foule comme le montre la vidéo de l’utilisateur Oforthree postée sur YouTube.
Le même jour, un autre symbole du pouvoir du président Trump se trouvant à Washington D.C., la Maison Blanche, va être le théâtre de manifestations. Ces manifestants ayant franchi les barrières temporaires, Donald Trump a été mis à l’abri dans un bunker avec sa femme et son fils. Pourtant, l’intéressé se voyant mis dans une position de faiblesse, affirme que ce n’était que pour une simple “inspection”.

 

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Donald Trump posant avec une bible devant l'église épiscopale St. John, incendiée quelques jours plus tôt : un nouvel acte qui divise


Mais ces mouvements d’hostilités directs envers Trump répondent en réalité de ses nombreuses petites phrases qu’il aime lancer de manière assassine. Car même s’il a semblé très empathique dans ses mots tweetés après les premiers émois de la mort de George Floyd, la récupération politique à la veille de nouvelles élections présidentielles de novembre 2020 se fait fortement ressentir. Il tweet quelques jours plus tard, à propos des violences qui apparaissent dans le pays, “Lorsque le pillage commence, la fusillade commence” tout en expliquant qu’il aurait recours à la garde nationale.  Cette phrase célèbre prononcée par un chef de police de Miami pendant des émeutes raciales en 1967. Ce tweet sera par la suite qualifié par Twitter comme une incitation à la violence et sera masqué. 

De plus, dans son souhait de contrôler les opinions et d’assurer sa réélection, Trump s’attaque à la presse. En effet, dans un autre tweet il explique alors qu’une partie de la presse et notamment des journalistes sont mauvais et créent de la “Fake News”. Cette presse montrant (en majeure partie) la réalité des manifestations, les mouvements pacifiques et pillages, montrant les policiers qui restent dans les lignes ainsi que ceux qui  outrepassent leurs droits, se voit donc décrédibilisée. Les plus fervents partisans s’en remettent donc uniquement à la voix de leur candidat qui peut alors répandre haine et fausses interprétations de la situation. Par la suite, il a été possible de recenser plusieurs arrestations et actes violents envers certains journalistes notamment cette arrestation en plein direct d’une équipe de CNN qui s’est annoncée clairement et dont les membres de l'équipe seront par la suite menottés et emmenés vers un endroit non déterminé.

L’autre acte qui va faire mauvaise presse pour Donald Trump est la photo devant l’église épiscopale de Saint John (photo ci-dessus). Le président voulant montrer à la fois son soutien envers l’église qui a été incendiée quelques jours plus tôt et dans le discours qu’il faisait précédemment il appelait alors les gouverneurs des différents états à avoir recours à la garde nationale. Pourtant cet acte qui semble purement symbolique implique beaucoup d’actes critiquables. Quelques temps avant la photo, Lafayette Square, lieu de passage obligatoire pour se rendre à l'église depuis la Maison Blanche était rempli de manifestants rassemblés de manière très calme. Aucun heurts n’étaient recensés jusqu’à ce que les services secrets du président aient demandé à totalement dégager l’espace. Dès lors, gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc ont été utilisés contre la foule pacifique pour les disperser à grand renforts de coups de boucliers anti-émeute et matraques. Des journalistes australiens, malgré qu’ils se soient annoncés en tant que tels se sont retrouvés eux aussi pris à partie, recevant un coup de poing et bouclier et essuyant des tirs de balles en caoutchouc. L’Australie compte par ailleurs ouvrir une enquête pour vérifier la véracité des faits l’étendue des violences tandis que la secrétaire de presse de Trump nie les faits en  niant le recours aux gaz lacrymogènes et aux balles en caoutchouc et justifiant les actes des policiers ayant agressé les journalistes comme étant un droit “d’auto-défense”’

Ces agissements et ce recours à une certaine violence va par ailleurs récolter de nombreuses critiques de la part des manifestants mais également des figures de la religion. Gini Gerbasi, révérend et rectrice de cette église Saint John explique que Trump a contribué à la transformation de ce bâtiment religieux à un "champ de bataille", tout en réalisant un "coup politique bon marché".

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Trump semble perdre des voix dans les intentions de votes pour les présidentielles de 2020 (Kyle T./Flickr - CC BY-SA 2.0)

Trump perd du terrain à l’approche des présidentielles de 2020

Et cette gestion de la crise par Trump fait beaucoup de remous et beaucoup entrent en désaccord avec lui. Comme le rapporte FranceInfo, un ex-ministre de la défense de Donald Trump explique «Donald Trump est le premier président qui n'essaye pas de rassembler les Américains, qui ne fait même pas semblant d'essayer. Au lieu de cela, il tente de nous diviser». 

Cette division peut également se manifester au travers de la relation entre les gouverneurs et Trump directement qui aurait alors dit que la plupart d'entre eux étaient “faibles” et qu’ils avaient besoin de dominer en s’appuyant sur la police pour faire des arrestations de masse. 

Lors d’une interview à propos de cette question de dominance demandée indirectement par Trump envers la police, Art Cevedo, le chef de la police de Houston s’adresse alors au président et dit “Si vous n’avez rien de constructif à dire, taisez-vous.”

 

La maire de Chicago va même plus loin. Là où le chef de la police restait poli, Lori Lightfoot tient à adresser deux mots à Donald Trump : «ça commence par F et ça finit par You». On aura donc compris qu’elle invite Donald Trump à revoir sa politique qui ne convainc plus grand monde. Et même au sein direct du camp républicain, les hésitations commencent à poindre. En effet Lisa Murkowski, sénatrice républicaine annonce hésiter à voter pour le candidat Trump pour les présidentielles de 2020. Trump perd du terrain chez les élus politique mais ce n’est pas le seul électorat qui semble freiner des quatre fers pour sa réélection. 

Comme cités un peu plus haut dans l’article, les différents sondages qui ont pu être réalisés (Reuters/Ipsos et Emerson College) annoncent une baisse des intentions de vote pour Trump en vue des élections de Novembre. En effet Reuters explique une hausse des votes agrandissant la marge d’avance de Biden face à Trump. L’Emerson College explique que les intentions de votes sont de 47% pour Biden, 43% pour Trump et 10% sont encore indécis. Mais parmis ces 10% de votants hésitants, 56% seraient prêts à voter pour Biden le menant à une victoire avec un suffrage de 53% des voix contre 47% pour Trump.


Mais il est difficile de prévoir l’issue d’une telle élection alors que les flammes de la colère qui font rage aux Etats-Unis n’ont pas été éteintes. Pour ma vision, ces agissements ne servent pas forcément la cause, une violence qui donne une résonnance dans les médias mais qui dégrade l’image du mouvement et qui pousse parfois certains citoyens à se retourner contre les manifestants (même ceux qui ne sont pas responsables de ces violences) pour défendre leurs biens face au cortège massif et au pillage et au vandalisme. Les morts et blessés s’accumulent, les arrestations et recours à des moyens parfois disproportionnés de la part des forces de police se multiplient. Et dans tout ça, un amalgame entre une police intègre mélangée à une minorité raciste et qui doivent faire face à des assauts. Des tensions qui sont parfois exacerbées par une communication très agressive de Trump qui tente de jouer de jouer le rôle du génie de la communication pour s’attirer les faveurs de l’électorat pour les présidentielles de 2020. Les Etats-Unis, un pays qui souhaite une unité dans l’égalité mais qui se voit de plus en plus divisé. 

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Date de dernière mise à jour : 05/06/2020