La COP 25 : un manque d’action face à un danger concret

Théo Sanglier, 17/12/2019 


Après deux semaines de négociations, la COP 25 fit de nombreux déçus. Se bouclant sur un accord minimal au vu de l’importance du défi climatique et environnemental.

75388135 647135359154220 7009679651215769600 n

(Logo officiel de la COP25)

Une apparente bonne volonté 

La conférence internationale pour la lutte contre le réchauffement climatique s’est déroulée cette année à Madrid du 2 au 14 décembre 2019. Réunissant 200 chefs d’État venant des quatre coins du monde et présidée par le gouvernement chilien, ce sommet fut un véritable échec. Malgré un long prolongement de 42 heures, voulu par le Chili, le constat est déplorable : bien en deçà des grandes ambitions liées aux multiples manifestations étudiantes et aux nombreux rapports alarmants des scientifiques. Au vu de l’engouement climatique de ces dernières années, avec en tête d’affiche Greta Thunberg, les avancées de cette conférence sont bien trop minimes. Pourtant, le 6 décembre, une marche pour le climat s’est déroulée dans les rues de Madrid pour inciter les chefs de gouvernement à prendre des mesures concrètes lors de ce sommet international. Les divergences de pensées et de stratégies des différents États, notamment entre pays développés et en développement, n’ont pas été en faveur d’une quelconque évolution. Face à l’urgence climatique, aux comptes-rendus alarmants de la communauté scientifique, aux discours poignants de jeunes personnes révoltées face à leur avenir plus que jamais incertain, un sommet international d’une telle ampleur se conclut finalement timidement par un accord insignifiant : quasiment aucun gros pollueur n’a su prendre de mesures efficaces pour réduire ces émissions de gaz à effet de serre. Le secrétaire générale de l’ONU, Antonio Guterres, témoigne sa déception dans un article du Monde : « Je suis déçu du résultat de la COP 25 » 

Sans oublier, le retrait l’an prochain de l’accord de Paris d’un des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre : les États-Unis. 

La lutte continue 

Il reste des raisons de garder espoir. Le « green deal » de la nouvelle Commission européenne visant à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 en est une. 

Désormais, il faut se projeter vers l’avenir, trouver des solutions concrètes à toutes les échelles. Il faut passer au travers des clivages économiques, culturelles et politiques. Entrer dans une véritable coopération mondiale entre les États à propos de l’enjeu environnemental. Les barrières idéologiques nous font perdre un temps précieux, un temps qui ne nous est pas permis de gâcher. Ces conférences sont le moment clé où les décisions importantes au sujet de l’avenir du monde vivant doivent être prises. Pourtant, ces hauts dirigeants n’arrivent toujours pas à s’entendre autour du sujet le plus angoissant de ce siècle. Les efforts menés par les gouvernements doivent être drastiques, une révolution verte doit être menée pour éviter le pire. Et cela passe d’abord par ces conférences très importantes. Les chefs d’État doivent élaborer d’ici à la COP 26, l’an prochain à Glasgow, une version révisée de leurs plans de réductions d’émissions. Espérons que l’air frais de l’Écosse aura un meilleur impact sur l’évolution de la lutte climatique que la chaleur espagnole !

Ajouter un commentaire

Date de dernière mise à jour : 17/12/2019