Coupe Davis : un sixième saladier pour l’Espagne

Théo Alleaume, 25/11/2019


Introduite en 1900, la Coupe Davis est la plus prestigieuse compétition en équipe masculine du tennis mondial. Ce tournoi se déroule en deux phases, une qualificative en février dernier et une phase finale qui avait lieu la semaine dernière. Ce weekend avait donc lieu la 108e édition de ce tournoi international. 16 équipes étaient alignées sur la ligne de départ et une seule a soulevé le saladier d’argent. Retour sur cette semaine de compétition, qui avait lieu du 18 au 24 novembre dernier.

Nadal terre battue

Rafael Nadal, véritable fer de lance de cette sélection espagnole

Une semaine intensive 

Toute la semaine, les 16 meilleures équipes se sont affrontées pour avoir une chance de soulever le prestigieux trophée. Dans la liste, on retrouvait: la France, la Croatie, l’Argentine, la Belgique, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, l’Espagne, la Serbie, l’Australie, l’Italie, l’Allemagne, le Kazakhstan, le Canada, le Japon, la Colombie, les Pays-Bas, la Russie et le Chili. 

Pour le programme de la semaine, on retrouvait 6 poules de 3 équipes. Seuls les premiers de chaque poule passaient dans le dernier carré. La France se trouvait avec la Serbie et le Japon, deux belles nations de tennis. Après une belle victoire contre les Japonais qui jouaient sans Kei Nishikori, les coéquipiers de Gaël Monfils se sont inclinés contre Novak Djokovic et les siens. Les Croates se sont donc qualifiés haut la main, en laissant nos bleus, finalistes l’an dernier, sur le bord du terrain. 

Dans les autres poules, l’Espagne s’est facilement défaite de la Russie et de la Croatie. L’Allemagne et l’Australie se sont également qualifiés au même titre que la Grande-Bretagne. La surprise de cette phase de poules fut l’élimination des Etats-Unis, demi-finaliste l’année dernière, par le Canada, simple qualifié de l’édition 2018. 

On retrouvait donc 8 équipes en quarts de finale: l’Espagne, l’Allemagne, l’Australie, la Grande-Bretagne, la Serbie et le Canada, soit les six meilleures nations des phases de poules. À ces six équipes, s’ajoute les deux meilleurs deuxièmes des 6 poules : la Russie et l’Argentine. 

Le chemin de la finale était pavé d’embûches

Lors des quarts de finale, nous avons pu assister à des rencontres très serrées. Ce fut notamment le cas de Serbie - Russie, où après Andrey Rublev (Russie) ait balayé Filip Krajinovic 1-6; 2-6, c’est Novak Djokovic qui remit les pendules à l’heure en s’imposant face à Karen Khachanov 6-3; 6-3. Ce fut donc lors d’un troisième match, au bout du troisième set que la paire Djokovic - Troicki s’inclina contre la paire Khachanov - Rublev 4-6; 6-4; 6-7, qualifiant la Russie par la même occasion. 

La Grande-Bretagne domina facilement l’Allemagne 2-0, mais à noter tout de même que les Allemands jouaient sans Alexander Zverev, une absence qui a pu jouer sur les résultats allemands. L’Espagne s’est fait quelque peu accrocher par l’Argentine mais passera en demi-finale grâce à un Rafael Nadal très en forme. Le Canada fut la dernière nation  à décrocher son ticket, en allant chercher les Australiens, qui ne se sont pas laissés faire, sur le score de 2-1. Cela nous faisait donc 4 équipes dans le dernier carré: la Russie, le Canada, la Grande-Bretagne et l’Espagne. 

La première demi-finale opposait la Russie au Canada et le moins que l’on puisse dire, c’est que les deux premiers matchs étaient très égaux. Le premier match opposait Andrey Rublev à Vasek Pospisil; c’est le russe qui l’a emporté 6-4; 6-4. Quant au deuxième match entre Kachanov et Denis Shapovalov (Canada) s’est soldé par un victoire Nord-Américaine 4-6; 6-4; 4-6. Une égalité des scores parfaite qui  n’a pas donné suite lors du match en double puisque les Canadiens se sont imposés 3-6; 6-3; 6-7 et furent les premiers à décrocher le précieux ticket de la finale. 

La deuxième demi-finale s’est soldée par une victoire au cordeau des Espagnols sur les Britaniques, 1-2. Bien lancés par Kyle Edmund qui battit Feliciano Lopez 6-3; 7-6. C’était sans compter sur Rafael Nadal, qui remit son équipe sur les rails en battant Daniel Evans 4-6; 0-6. Le double fut donc très relevé et malgré la titularisation de Jamie Murray, grand frère d’Andy Murray et ex-numéro un mondial en double, la paire Nadal-Lopez fut plus forte (6-7; 6-7) et se qualifia en finale.

La finale fut de courte durée. En effet, là où les autres matchs furent plutôt serrés, cette finale s’est soldée par un 2-0 net et sans bavure. Dans le premier match, c’est Félix Auger-Aliassime qui a fait les frais de Feliciano Lopez 6-7; 3-6. Par la suite, c’est Rafael Nadal, très en forme depuis le début de la compétition, qui affrontait Denis Shapovalov. Là encore, l’espagnol n’a pas fait dans la dentelle puisqu’en deux sets, le match était plié (3-6; 6-7). On aurait peut être espéré une finale plus indécise mais finalement cela permet à l’Espagne de décrocher son sixième trophée en 10 participations. On retiendra l’excellente performance de Rafa, mais surtout celle de l’équipe d’Espagne qui aura fait un très beau parcours tout au long de la compétition. 

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Date de dernière mise à jour : 25/11/2019