Un chiffre mythique pour un club historique

Louis Lesueur, 05/04/2019


120 ans d'histoire. 120 ans de ferveur. 120 ans de joie. Mais aussi 120 ans de galère. Vous l'aurez compris, le Football Club de Rouen fête ses 120 ans cette année.

Arsenal

La réception d'Arsenal est un match historique pour les Diables Rouges (photo fédération des culs rouges)

Le 30 mai 2009, le FC Rouen reçoit la réserve du Stade Malherbe de Caen, au stade Robert Diochon, dans le cadre de la dernière journée du CFA. Ce match est l’occasion de fêter la montée en National, alors que les 110 ans du club ont été célébrés quelques semaines auparavant en marge de la victoire contre Quimper (4-1). Dans une ambiance indescriptible et devant un public venu en nombre, les joueurs ont teint leurs cheveux de rouge et blanc pour l’occasion. La rencontre se clôt sur un match nul mais qu’importe, les têtes sont ailleurs, la fête continue. Cette fête aurait dû reprendre quatre ans plus tard, quand en 2013, les Diables Rouges avaient sportivement obtenu le droit de rejoindre le monde professionnel. Mais les problèmes économiques du club en ont décidé autrement et voilà le club en DH, sixième échelon du football français. S’en suivent quatre années de purgatoire pour le club et ses supporters, à un niveau que le FCR n’a jamais connu auparavant. En effet, le club de la capitale normande est bien plus habitué aux strass et paillettes du monde professionnel. L’équipe de la ville de Rouen a connu vingt-cinq saisons de première division (avec un titre de champion de France en 1945 !), trente-six en deuxième division (avec deux titres de champion). Mais, ce beau bilan est terni par les nombreux problèmes financiers et administratifs que le club a connus dans son histoire. Le dernier en date est donc en 2013, pour quatre saisons qui ont paru une éternité pour les supporters restés fidèles mais toujours moins nombreux au fil des années. Un événement a ravivé la flamme dans le coeur des culs rouges, la création de Quevilly-Rouen Métropole. Le club présidé par Michel Mallet a attisé la haine des supporters rouennais. Poussés par des socios revenus en nombre, le club remonte en National 3 (cinquième échelon national) en 2017, avant de se maintenir in extremis en 2018. Le match contre Bayeux, rencontre à quitte ou double pour le FCR pour maintenir le club mais surtout empêcher sa disparition, a abouti à des scènes de liesse et des célébrations dignes du monde professionnel. Les rencontres face à QRM permettent également des festivités incroyables, avec lors des cinq matches dans l’histoire entre ces deux clubs plus de 1000 supporters avec une immense majorité du stade acquise à la cause des Diables Rouges. Cinq matches donc pour l’instant, dont deux au stade Robert Diochon (le troisième aura lieu le 20 avril), l’enceinte historique du club mythique rouennais. 

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Les supporters du FCR toujours présents, ici en action contre Chartres en décembre 2017 (photo fédération des culs rouges)

Ce n’est peu dire que ce stade est historique. Le 8 septembre dernier, le FC Rouen recevait Cherbourg, dans le cadre de la quatrième journée du championnat de National 3. Un match tout sauf anodin ... En effet, le FCR jouait le 1500e match de championnat dans son antre du Stade Robert Diochon. Tout d’abord, arrêtons nous sur la personne de Robert Diochon, cofondateur du club, joueur puis président. Il est une figure emblématique du club. A sa mort, le Stade des Bruyères est logiquement rebaptisé en son nom. Nous pouvons maintenant revenir au domicile des Rouennais, à une pelouse foulée par des clubs historiques. Le Bayern Munich en 1964 s’y est cassé les dents et est défait 4-2 par un FCR en furie. Six ans plus tard, c’est Arsenal qui vient défier le FC Rouen, cette fois-ci le match se clôture par un score nul et vierge. Hormis ces équipes venues d’Europe et à la renommée mondiale, le Stade Robert Diochon a également accueilli deux des plus belles équipes françaises de l’Histoire, l’ASSE en 1977, un an après leur finale de Coupe d’Europe des Clubs Champions -ce match a rassemblé 23 532 spectateurs, affluence jamais dépassée - et l’OM en 1993 quelques mois avant leur titre en Ligue des Champions. 

En cette année 1993, figure dans l’effectif du FCR un certain David Giguel (qui ne joue pas contre l’OM). Cet amoureux du club est aujourd’hui le coach de cette équipe. L’entraîneur rouennais dispose d’un effectif avec de nombreux jeunes joueurs, mais surtout des morts de faim qui ont tout à prouver, un vrai groupe soudé, un collectif hors norme. Aujourd’hui, leader de son groupe de National 3, les Diables Rouges espèrent imiter la cuvée 2008-2009 pour fêter l’anniversaire du club et la montée, le 25 mai à Diochon contre Deville/Maromme. 

Cette montée, il reste donc sept matchs pour tenter de l’obtenir, à commencer par un déplacement à Saint-Lô le samedi 13 avril et surtout la réception de QRM B à Diochon le samedi 20 avril.

 

 

Commentaires (1)

gobron
  • 1. gobron | 06/04/2019
LA COUPE D EUROPE DES VILLE DE FOIRES AVANT ARSENAL ROUEN AVAIT ELLIMINER TWENTE ET CHARLEROI ET MALHEUREUSEMENT ELLIMINER 1/0 A ARSENAL QUI GAGNE LA COUPE CETTE ANNEE LA J AIS VU LES 3 MATCHS A ROUEN C ETAIT SUPER MEME ST ETIENNE L AMBIANCE JE NE VOUS DIT PAS ALLEZ ROUEN

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Date de dernière mise à jour : 05/04/2019