Farès Zitouni nage vers les sommets

Louis Lesueur, 21/12/2018


Nageur chez les Vikings de Rouen depuis janvier 2017, Farès Zitouni a tout connu dans un sport qu'il a commencé dès l'âge de six mois. 

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Concentré, Farès Zitouni s'apprête à battre des records

Il marche et parle à peine que déjà Farès Zitouni côtoie les bassins. « J’ai commencé à l’âge de six mois environ. J’ai commencé à faire de la natation par question de sécurité. C’est mon père qui m’y a initié. J’habitais aussi près d’une piscine. ». Un lieu que Farès n’a jamais cessé de visiter, lui permettant surtout de canaliser son énergie débordante. « J’étais un enfant un peu actif et comme la natation est un sport énergivore, mes parents m’y emmenaient tout le temps. ». D’abord un sport de loisirs, la pratique de la natation devient rapidement un moyen d’exprimer sa rage de vaincre et son envie de gagner en compétition. Cela permet à Farès de se construire un palmarès fabuleux à travers les catégories. Plusieurs fois champions de France dans les catégories cadets et juniors en 800m,1500m et 5km, il attire l’oeil des entraîneurs de l’Équipe de France. Il participe aux championnats de la Méditerranée, aux championnats d’Europe juniors en eaux libres (il y finit 7e), aux gymnasiades (les championnats du monde scolaire) et aux championnats du monde junior (12e en individuel et médaillé de bronze par équipes). « C’est une grande fierté de nager pour la France. On se sent valoriser. On est l’un des représentants de la France donc on a intérêt d’être à la hauteur en sachant que du monde nous suit. »

Ces études le mènent à l’Université de Rouen, tout comme la natation. Farès rejoint les Vikings, l’un des meilleurs clubs français pour les nageurs de demi-fond et d’eaux libres. « À Amiens, j’avais atteint mes limites, je ne pouvais plus me reposer sur mes acquis. Au début avec les Vikings, comme je suis arrivé en milieu d’année, c’était compliqué d’accrocher le wagon, le rythme est vraiment différent. Cette année, j’ai repris comme tout le monde et c’est beaucoup mieux. Les entraînements sont plus adaptés au fond, la musculation aussi. ». Un entraînement qui peut permettre à Farès de devenir professionnel ? C’est en tout cas son objectif. « Je privilégie la natation mais je garde les études en ligne de mire. Je veux valider ma licence. Dans le sport, on n’est pas à l’abri d’un pépin qui pourrait nous faire arrêter notre carrière. » Un discours prudent pour le nageur, pour qui néanmoins l’avenir semble destiné à la natation, une destinée entamée dès l’âge de six mois.

 

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Date de dernière mise à jour : 21/12/2018