Manon Douyère, une Palme d’or à l’Université de Rouen

Louis Lesueur, 17/05/2019


Alors que le Festival de Cannes a commencé mardi dernier, l’Université de Rouen compte bien dans ses rangs une Palme d’or, mais une Palme d’or bien spéciale, Manon Douyère, étudiante en STAPS et nageuse avec palmes.

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Manon Douyère s'élance vers les titres

11 mai 1988. Cette date ne remémore peut être pas de grands souvenirs pour vous. A Cannes, en ce jour, Le Grand Bleu de  Luc Besson est projeté dans les salles de la croisette dans le cadre de la sélection non officielle du festival. Le Grand Bleu, le destin acharné de deux rivaux dans l’eau, la mer et l’apnée. Manon Douyère ne pratique pas l’apnée en revanche, sa passion et son habileté dans le milieu aquatique sont indéniables. « Petite, j’adorais passer mon temps dans l’eau. J’avais des facilités dans le milieu aquatique. Cela fait onze ans que je pratique ». Après avoir appris à nager, elle se tourne rapidement vers « la palme ». « Je ne voulais pas faire de natation. J’ai de la chance, il y a un club de palmes dans la ville où j’habite (NDLR, Gravenchon). Aujourd’hui, c’est mon sport principal. Je fais juste de la natation en compétition universitaire, mais je ne m’entraîne pas, c’est juste les cours et pour m’amuser lors des relais » indique Manon. En restant fidèle à son club, elle a pu connaître les joies de l’Équipe de France depuis 2013 : « au début, je ne réalisais pas, je ne pensais pas en arriver là. Quand on entend les membres de l’Équipe de France t’encourager derrière le plot, ça fait vibrer ». En représentant son pays à l’international, Manon s’est aussi construit un beau palmarès avec un titre de Championne d’Europe Junior en 2016, une deuxième place aux Championnats du monde Junior en 2016 et déjà des beaux résultats en Senior avec une cinquième place aux Championnats d’Europe en 2017 et une quatrième place aux Championnats du monde en 2018. Ce dernier championnat a pu être préparé dans la sérénité grâce à son entraîneur et à un temps adéquat. « Pour la préparation, comme j’avais fini mon année début mai et que les championnats débutaient mi-juillet, j’ai eu pratiquement deux mois pour me préparer en m’entraînant deux fois par jour avec mon entraîneur. Sur place, la seule chose qui est différente est de se préparer en groupe et non individuellement. Mais pour moi, mes habitudes ne sont pas trop bouleversées, mon entraîneur faisant partie de l’équipe encadrante ». Des habitudes qui lui ont permises de battre le record de France junior et senior en 2016 sur le 400m immersion.

Ce sport est géré en France par la Fédération Française d’Étude des Sports Sous Marins, et la seule grande différence en compétition avec la natation est la durée de une minute et trente secondes derrière le plot pour enfiler les palmes. L’autre différence est qu’il est impossible de vivre de la natation avec palmes en France (contrairement à la Russie ou la Chine). « Je souhaite pratiquer tout en réussissant mes études. Je ne sais pas jusque quand je vais pratiquer mais tant que je le peux, je le ferais », annonce Manon dont l’objectif de métier se tourne pour l’instant vers le management du sport. « Je ne sais pas encore précisément mais sûrement dans ce domaine ».

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Date de dernière mise à jour : 17/05/2019