Sarah Barré, représenter Rouen en Europe

Théo Alleaume, 07/10/2019


Dans ce tour des étudiants sportifs rouennais, c’est au tour de Sarah Barré, jeune cycliste et étudiante en troisième année de STAPS APAS, spé APPN.

Sarah barre vtt portrait

Sarah, lors de la Coupe de France à Marseille, 2019

Quand et comment es-tu entrée dans le monde du VTT ?

J’ai commencé le VTT en 2009, à l’âge de 10 ans. Je suis venue m’inscrire dans un club de VTT en voulant changer d’activité extra-scolaire. Petite, je faisais des sauts devant chez moi avec des planches de bois que je trouvais dans mon garage. C’est tout naturellement que j’ai donc voulu m’inscrire dans un club de VTT.

As-tu directement commencé par le VTT ou est-ce venu plus tard ?

Le VTT est arrivé plus tard. Avant cela, j’ai pratiqué du judo ainsi qu’un peu de natation. Mais je passais tout de même beaucoup de temps sur mon vélo, même avant de commencer le VTT.

Pourquoi le cross-country en particulier ?

Mes parents, ne connaissant pas le milieu, m’ont naturellement inscrit dans le club de VTT le plus proche de mon domicile, l’UC Darnetal. Quand nous sommes jeunes, dans le monde du VTT, on touche à tout. Cela veut dire que les jeunes âgés de 9 à 16 ans, peuvent participer au trophée régional des jeunes vététistes, pour ensuite peut-être se qualifier avec la sélection régionale normande afin de participer au trophée de France des jeunes vététistes.
Ces trophées sont constitués de plusieurs épreuves: le cross-country, le trail, la course d’orientation (qui a disparu désormais) et la descente.
Les clubs initient donc les jeunes à plusieurs disciplines et c’est au cross-country que je me suis le plus attachée, car j’affectionne tant les longues côtes ainsi que les descentes techniques. Le cross-country rassemble donc tout ce que j’aime.
J’avais un coup de cœur pour la descente également mais habitant en Normandie, c’est un peu compliqué

À quel moment as-tu commencé à concourir à un niveau européen ?

J’ai commencé à courir à niveau européen en cadet, à l’âge de 16 ans, sur une course Belge, pour essayer. Ensuite en Junior, à 17 et 18 ans, j’ai participé à la « Junior series » (coupe du monde junior) se déroulant ces années-là, à Marseille. Lors de ma première année espoir, à l’âge de 19 ans, je courais avec les élites femmes, sur les coupes de France. Elles étaient parfois siglées UCI (Union Cyclist International). Cela apportait des points mondiaux (qui nous permettent de nous distinguer par un classement, afin de nous placer sur la grille de départ). Nous nous retrouvions donc avec un très gros plateau sur la ligne de départ avec les meilleures mondiales. À la fin de ma première année en espoir 1, je me suis rendue en Turquie afin de participer à une course UCI, qui apporte donc des points pour le classement mondial. J’ai également participé à une manche de Coupe du Monde de Marathon, une première pour moi, où je me suis classée 22e. Lors de mon année espoir 2, je me suis rendue en Espagne afin d’obtenir des points UCI, également avant que les Coupes de France commencent afin d’être bien placé en grille de départ national.

Comment s’est déroulée la compétition de mars dernier ?

La compétition en mars dernier était particulière. C’était la première Coupe de France pour moi, au sein d’une division nationale. Division que j’ai intégré, sur la saison 2018-2019, par le biais de la Team Nîmes Cyclisme, partenaire Cannondale. Qui dit nouvelle structure dit nouvelle organisation, mais également nouveau départ, avec des objectifs différents. Malheureusement je casse ma roue arrière sur cette épreuve, mais je n’ai pas abandonnée pour autant.

Que ressent-on quand on se compare à d’autres compétitrices européennes ?

Lorsque l’on se retrouve sur la ligne de départ avec les meilleures, il y a un mélange de satisfaction et en même temps de : « qu’est-ce que je fais ici ? ». C’est donc du stress, mais du stress comme on l’aime.

Pour les entraînements, comment ça se passe ?

Pour mes entraînements, je travaillais en binôme avec Mr BAGNOL, qui s’occupait de moi depuis 4 ans. Celui-ci m’envoyait des plans d’entraînements personnalisés chaque semaine. Il y avait des comptes rendus téléphoniques et un grand suivi.
Lors des entraînements je touchais à plusieurs disciplines. Le VTT évidemment, le vélo de route pour le foncier, la natation pour le foncier et le renforcement musculaire, pour prendre en force. Ajoute à cela, la course à pied pour le foncier et les premières intensités, ainsi qu’un peu de yoga pour évacuer le stress. Je m'entrainais 5 à 6 jours par semaine et parfois deux fois par jour.

Et les études ? Le VTT ne te demande pas trop de sacrifices ?

C’est des sacrifices mais quand ils sont voulus, on ne les voit pas comme tels. C’est un peu la course pour s’entraîner et participer au plus de cours possibles, heureusement le statut sportif de haut niveau nous aide à la fac. Mais c’est sur qu’il n’y a pas de sorties ou très peu, et surtout en hors saison car en général je m’entraîne jusqu’à tard le soir.

C’est quoi la prochaine étape (au niveau du VTT) ?

Pour l’instant je mets le VTT entre parenthèses, au vu de mes projets professionnels, j’y reviendrai sûrement plus tard car j’ai ce petit manque.

Pour finir, quels sont tes projets après les études ?

J’ai passé mon concours à la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris. J’attends les résultats, mais si tout se déroule correctement, je partirais donc rejoindre les rangs très prochainement.

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Date de dernière mise à jour : 07/10/2019