L'écriture, ou le pouvoir de partager

Paloma Vauclin, 28/02/2019


Ecrire, ce n’est pas toujours vouloir rentrer dans un monde médiatique et public, mais  sinon partager avec autrui qui l’on est. Bastien Jardot, jeune enseignant d’anglais en master 2, nous délivre ce qu’est le loisir d’écrire. Ne pas oublier de se faire plaisir, voici ce qu’est sa philosophie.

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Couverture du livre de Bastien Jardot

 

Bonjour Bastien. Raconte-nous un peu ton parcours. Cela fait longtemps que tu écris ? 

Oui, j’ai commencé à écrire sérieusement aux alentours de mes 15 ans. Avant ça j’écrivais gentiment, mais depuis cet âge, j’ai remarqué qu’il y avait un vrai travail de production.

On peut voir dans ton ouvrage « Chroniques de Muchonie  » que tu as énormément d’idées dans ce monde si fictif. D’où vient toute cette imagination ?

C'est parti d’un jeu de rôle. Je jouais en ligne, avec d’autres personnes, qui s’intéressaient plus ou moins à leur personnage. J’ai décidé de développer le mien, et j’ai dès lors, créé tout son monde, tout son univers. J’écris beaucoup dans l’irréaliste. Je trouve que la réalité est assez autour de nous, elle n’est pas toujours très joyeuse. Quand j’écris je veux prendre la distance par rapport à ça, et être libre. Quand on est dans la fantasy  on fait ce que l’on veut.

Tu as écrit combien de livres ?

J'en ai écrit 2 pour l’instant, voire 2 et demi : il y en a un qui est bien avancé, mais pas encore fini.

Tu as fini tes études ? Quand trouves-tu le temps d’écrire ?

Je suis en master 2, et je suis mi-temps professeur fonctionnaire stagiaire. J’ai eu le CAPES l’année dernière, et je finis mon master cette année. Il est vrai que j’écris moins que les autres années, surtout avec le mémoire qui prend énormément de temps. Mais c’est surtout une question d’organisation. Je me mets très facilement dans la situation d’écriture. Je me rappelle, avant, quand je savais que je prenais le bus, j’avais mon ordinateur portable sur moi, et pendant une demi-heure je me mettais en situation, j’écrivais. J’ai une aisance d’écriture. Dès que j’ai un papier sous la main, ou l’ordinateur à mes côtés, et que j’ai cinq minutes, j’écris. C’est vraiment une chance d’avoir cette facilité. Je n’ai jamais eu le problème de blocage. De plus, avant, durant mes études, j’avais une facilité de mémorisation, ce qui permettait de me laisser du temps pour l’écriture. ​

Passion ou métier ?

Etre écrivain c’est d’abord une passion. Il faut le faire parce que l’on aime écrire. J’adore mon métier de professeur et je ne cesserai pas de l’exercer.

Quel conseil donnerais-tu aux jeunes qui souhaiteraient écrire ?​

Se faire plaisir, peu importe les sujets d'écriture. Il ne faut pas écrire en ayant pour but de devenir célèbre ou pour vendre. Le résultat c’est finalement se faire plaisir en écrivant. Quand j’écris, je ferme les yeux, j’adore. Maintenant je suis publié, et c’est génial, mais mon but c’était d’abord de me faire plaisir, et de partager.

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Date de dernière mise à jour : 28/02/2019