La Sup Cup 2018 : entre esprit du sport et désillusion

Pauline Royer, 22/11/2018


Entre la quatrième victoire consécutive des STAPS et les nombreuses polémiques entourant cette édition 2018, cette SUP CUP n’était pas comme les autres. Retour sur une huitième édition entre esprit du sport et désillusion.

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Affiche de la Sup Cup 2018.

La Sup Cup est une compétition Multisports qui a pour objectif de raviver l’esprit du sport sur le territoire de la Métropole de Rouen. Depuis sa deuxième édition en 2012 la CREA Sup Cup se déroule majoritairement au Kindarena. Et depuis 2015, la piscine Guy Boissière accueille certaines épreuves comme le défi boat et le défi relais.

Ce challenge est composé de cinq tournois ; baby-foot humain, la balle au prisonnier, le molky, le tennis de table ainsi que le volley. D'autres concours viennent s'ajouter comme le concours d’Aviron en salle, de chorégraphie, un challenge de supporters, qui met en avant l’implication des supporters d’une école et pas seulement de l’équipe participante, un challenge défi boat et un défi relais.

Ces activités ont été choisies pour que tout le monde puisse participer à la Rouen Normandie SUP’ CUP, que l’on soit sportif ou non, en effet, comme dit précédemment les supporters deviennent des acteurs à part entière de cette compétition. En somme, la SUP’ CUP est devenue un challenge incontournable pour tous les étudiants de Rouen. Plus de 2000 étudiants ont participé à cet événement en 2017 (les chiffres 2018 ne sont pas encore communiqués).

Le concours le plus attendu est celui des chorégraphies qui avait lieu de 17h à 18h30 au Kindarena le samedi 17 novembre. Le jury était composé de personnalités comme Maxime Dereymez et Elise Pompom girl. Les trois premiers de ce concours sont l’IAE, les STAPS, et l’ESITech. Après deux jours de compétition, les gagnants ont été révélés aux alentours de 19h et l’équipe STAPS a remporté la Sup Cup 2018 pour la quatrième fois consécutive. 

Nous avons eu la chance d’interviewer Salomé la chorégraphe de l’équipe de la Corpo Pasteur. Elle nous explique ses ressentis ainsi que l’organisation mise en place pour la compétition chorégraphique.

Quels sont tes rapports avec la danse ? Comment s’est passé ton intégration à la Sup’Cup en tant ​que chorégraphe ? 

J’ai fait 15 ans de danse et en arrivant à la fac, je n’avais vraiment plus le temps. De ce fait, on m’a proposé de faire la danse de la Sup’Cup, cela fait donc deux années que je fais ça. C’est une amie qui était dans le BDE qui m’a demandée si je voulais bien être chorégraphe, et j’ai donc accepté. 

Comment cela se passe généralement ? 

On fait toujours ça deux semaines avant la vidéo, on est toujours en retard… Mais malgré cela, c’est un vrai bon moment qu’on passe avec tout le monde, on est toujours super investi et super heureux d’y participer ! 

Quelle est la/les difficulté(s) que tu as souvent rencontrée(s) durant ces deux années en tant que chorégraphe ?  

La difficulté est d’apprendre les chorégraphies parce qu’on n'a pas d’emploi du temps aménagé pour la Sup'Cup donc c’est très compliqué de placer des plages horaires pour répéter. On n'a pas de gymnase non plus… Mais ça c’est vraiment propre à Pasteur ! Pour chercher des danseurs à la fac, dans la mienne en tout cas, on fait de la communication dans les amphithéâtres. On se retrouve à chaque fois au début avec une vingtaine de danseurs et ensuite on se retrouve à faire la chorégraphie à dix parce que les participants se démotivent, c’est beaucoup de temps, c’est très compliqué de trouver des danseurs à long terme.

Est-ce que cela t’a demandé beaucoup d’implication en tant que chorégraphe ? 

Beaucoup oui, il faut commencer par penser à une chorée et surtout par l’apprendre aux autres membres du groupe. Il faut prendre en compte plusieurs heures d'entraînement par semaine, puis s’il y a des difficultés pour certains membres, il faut les encourager. C’est avant tout un travail d’équipe ! 

Malgré le bel esprit sportif qui règne au Kindarena ce samedi, des problèmes majeurs sont à relever dans l’organisation de cette compétition Pom Pom. En effet, de nombreux témoignages nous révèlent l’envers du décor. 

L’accès au gymnase de Mont Saint-Aignan n’a pas été disponible à temps égal pour chaque équipe. En effet, même après plusieurs demandes de l’équipe de la corpo Pasteur, le gymnase était toujours occupé ou indisponible. N’ayant pas d’autre gymnase, la corpo pasteur s’est retrouvée en réelle difficulté pour répéter. 

Les chorégraphies doivent, d’après le règlement, durer 2 minutes 30 avec un maximum de 30 secondes par musiques utilisées, or il suffit de faire un tour sur Youtube pour se rendre compte que ce n’est pas toujours le cas. Le défi chorégraphie est noté à 40% par le jury et à 60% par les partages et les mentions « j’aime » sur les réseaux sociaux. La visibilité de la vidéo est alors primordiale pour remonter dans le classement. Certaines écoles ont donc acheté des « boosts » Facebook, les écoles ou les petits BDE, ayant moins de moyens se retrouvent donc défavorisés. De plus, une différence est à noter entre le nombre de partages et de vues sur les vidéos. Certains membres de la compétition ont partagé en « moi uniquement » afin d’avoir plus de points. 

En plus de cela, trois filières ont été évincées de la compétition comme la filière SHS, les psychomotriciens et ergothérapeutes pour cause de sur-effectif concernant la participation. Selon le témoignage de la présidente du BDE des psychomot, avec 60 élèves dans l’école, plus de 30 élèves ont participé à la compétition, soit plus de 70% se sont mobilisés en comptant les supporters pour participer à cet évènement. Mais malgré la vidéo déjà tournée et publiée sur Facebook, les élèves en psychomot ont appris le jour même, lors du passage des chorégraphies, qu’ils n’étaient plus de la compétition, ils ont donc décidé de faire savoir leur mécontentement à la fin de leur performance. 

Cela reste un bon moment de partage entre les étudiants, un moment festif et fédérateur. C’est un bel évènement de partages et de rencontres, mais c’est aussi une occasion de se surpasser tous ensemble. 

Encore félicitations aux STAPS pour leur quatrième victoire consécutive !

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Le mécontentement des psychomot lors du passage de leur chorégraphie.

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Date de dernière mise à jour : 24/11/2018