Mineurs en danger

Rémi Debray et Paloma Vauclin, 29/11/2018


Ce 14 novembre 2018, au Campus de Mont-Saint-Aignan, une vingtaine de migrants mineurs occupaient l'amphithéâtre Axelrad. Ce lieu de fortune était forcé, le Département refusant de les aider à trouver un hébergement. Il est difficile d'avoir la clé de compréhension d'un si vaste débat. Regorgeant de prérogatives différentes, le sujet est donc très compliqué à concevoir.

47174341 288818261758956 3739317477016862720 n

Affiches en faveur des migrants sur le campus de Mont-Saint-Aignan

Alors que les cours commençaient sereinement, une conférence débuta dans cet  amphithéâtre spacieux, confortable et agréable. A droite de la porte, se trouvait une affiche où était inscrit “Mineurs en Danger”. Ces jeunes étaient présents pour raconter leur parcours de vie. En effet cela a été très poignant car ils n’ont une vie très calme. Ce sont donc des jeunes, qui ont franchi les portes d'Axelrad ce 14 novembre 2018. Soutenus par des étudiants, des professeurs et le collectif de la Garenne, ces migrants dits “non-accompagnés” se sont installés dans la salle. Rappelons que ce collectif, défendant les droits des migrants et protestant contre les expulsions, est considéré comme réseau de solidarité. L’Union nationale des étudiants de France (UNEF)  a également tenté de venir en aide à ces migrants les installant dans leur local se trouvant dans un des locaux du CROUS. Cependant, leur venue fut de courte durée: le CROUS fit appel à la police.

Les avis, divergent, s'entrecroisent et s’entremêlent. Depuis cette fin de semaine, les décisions du directeur ont été fortement remises en cause, non seulement par des étudiants mais également par une part de l’équipe pédagogique. Ainsi, une pétition fut organisée contre cette décision, mise en oeuvre par Déborah Cohen, professeur d’histoire.

Madame Cohen nous a, dès lors, expliqué son positionnement et ses interrogations face à cela. Selon elle et selon la tradition, les universités ont le devoir d'accueillir: Par tradition, les universités sont des lieux refuges (comme peuvent l’être les ambassades, comme pouvaient l’être les églises au Moyen-âge), des lieux protégés par une sorte de sacralité (celle du savoir et du respect qu’il est censé entraîner). Or, de plus en plus, cette tradition (ce n’est pas une loi) est violée et la police multiplie les interventions sur les campus.C’est le signe d’une perte de prestige des universités, du savoir, face à la force armée.” C’est donc, d’après son opinion, un “un mépris des droits fondamentaux des personnesque de refuser leur présence au sein de notre Université. “Or, ces droits sont à la base même de notre société. Sans cela, tout s’effondre, ajoute-t-elle.

Le 12 novembre 2018, le maire de Rouen, dans un communiqué de presse, tente de mobiliser la population afin d’aider ces personnes, sans pour autant préciser le cas des universités. Ainsi, la municipalité met diverses projets en place afin de les recourir. D’autres organisations mettent également tout en oeuvre pour une certaine entraide.

C’est le cas du BDE Humanités qui a organisé une collecte de vêtements, nourriture, produits hygiéniques le lundi 26 novembre et le mercredi 28 novembre. Ils étaient présents dans le hall du Bâtiment A et du Bâtiment Lavoisier et ils ont pu récolter beaucoup de vêtements, principalement.

47056325 2154165157969163 7917101894630113280 n

Résultat de la collecte de fonds du BDE Humanités après la journée de lundi

Commentaires (2)

Nina
  • 1. Nina | 30/11/2018
Lunaha : Ce n'est pas pour les défendre car je partage un peu votre avis, mais vous relire avant de poster ce genre de contenu n'aurait pas été superflu.
Je me permets donc quelques corrections :
*Cet article / *très dur
Lunaha
  • 2. Lunaha | 29/11/2018
C'est quoi cette article ? OMG la syntaxe c'est chaud. Très dure à lire.
L'initiative est bonne dommage, bref la bise.

Ajouter un commentaire

Date de dernière mise à jour : 30/11/2018