Maéva, une autrice à l'Université de Rouen

Emma Gaheneau, 09/04/2020


Pour beaucoup d’entre nous, écrire un livre et le voir publier est un rêve inaccessible, surtout à un jeune âge. Et pourtant, nous avons rencontré Maéva, étudiante de 19 ans à l’Université de Rouen, pour qui le rêve est devenu réalité, à force de travail et de créativité.

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Maéva, jeune écrivaine qui étudie à l'Université de Rouen

 

Un rêve à portée de stylo 

C'est à 17 ans qu’elle se lance dans l’écriture de son premier roman La vérité la plus obscure, qui raconte le parcours d’Olivia, une jeune femme au passé douloureux qui tombe entre les griffes d’un homme mal-intentionné. Maéva, qui était alors en terminale ES, a passé 9 mois sur l’écriture de ce premier livre. Elle nous a d’ailleurs confié que conjuguer son emplois du temps avec l’écriture n’était pas toujours simple : “Je devais préparer mon bac, alors j’écrivais seulement quand j’en avais le temps, à la fin des cours et après mes devoirs”.  Elle, qui avait toujours écrit par plaisir, ne s’était jamais dit qu’elle pourrait faire publier l’une de ses idées. 

La jeune romancière a passé des heures à corriger et re-corriger son texte, qu’elle écrivait en secret. C’est seulement quand elle eut fini, qu’elle en parla à ses parents et qu’elle se décida à l’envoyer à des maisons d’éditions. L'auto-édition coûte cher et contrairement à ce qu’on aurait pu penser, jamais son âge n’a été un frein à la publication : “les maisons d’édition se sont plus intéressées à mon manuscrit qu’à mon âge”.  Maéva a reçu le soutien indéfectible de ses parents, tant pour la signature du contrat, qui peut faire peur, que pour la communication. C’est donc le 14 février, que le premier livre de l’étudiante normande est arrivé en librairie, et a été publié par la maison d’édition Publiwiz. 

Une jeune écrivaine qui écrit avec le coeur

Le récit de Maéva n'est pas autobiographique, mais l'étudiante très à l'écoute du monde qui l'entoure, s'est inspiré de notre société actuelle. En effet, le destin d'Olivia, la protagoniste du roman, est comparable au destin de beaucoup de femmes qui subissent du harcèlement ou des violences conjugales. L'autrice ne pouvait passer à côté de ce sujet d'actualité, qui lui tenait particulièrement à cœur : "j'ai l'impression qu'on en parle pas assez, alors si je peux parler de sujets importants, pour moi et pour les autres, j'en profite". 

Le processus d'écriture a aussi permis à Maéva de se trouver : "écrire est mon havre de paix, c'est en écrivant que je me sens moi-même, j'ai pu écrire ce que je ressentais".  L'étudiante a également réussi à dépasser sa timidité et à accepter l'imperfection : "j'ai eu beaucoup de mal à laisser partir mon livre mais il était temps". La jeune femme nous donne ici une véritable leçon de vie, il est important pour elle de savoir mettre à distance le regard des autres et accepter de faire des erreurs. Elle conclut en disant "quoi qu'on fasse il y aura toujours des gens pour critiquer alors autant croire en soi et réaliser ses projets !". Et le moins qu'on puisse dire, c'est que le pari est gagné pour l'écrivaine qui prépare déjà son deuxième roman, qui, d'après ce qu'elle nous a confié, sera épistolaire. 

Aujourd'hui, Maéva attend le retour de ses lecteurs et espère les rencontrer bientôt lors de salons du livre ou de dédicaces. Bien qu’elle continue ses études pour devenir enseignante, elle espère devenir une écrivaine accomplie et continuera à écrire, tant ce moyen d’expression lui est indispensable.  

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Date de dernière mise à jour : 09/04/2020