Rentrée 2019 : le coût de la rentrée augmente pour les étudiants

Emma Gaheneau, le 12/09/2019 


Que ce soit pour l'Unef ou pour la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes), le constat est malheureusement le même : les frais de rentrée augmentent pour les étudiants, pour plusieurs postes de dépenses comme les loyers, la nourriture, le transport … Voici ce qui ressort des rapports publiés par les organisations au mois d’août.

Frais d inscription

Une augmentation généralisée 

D’après l’Unef (l'Union nationale des étudiants de France), les étudiants dépensent 69% de leur budget mensuel dans les loyers. L’augmentation est de 3,86% dans le parc privé et de 1,16% dans le parc de logements du Crous. Finalement, 45 villes universitaires voient leur loyer moyen augmenter, ce qui est accompagné d’un gel des APL.

Le Crous augmente également les tarifs des restaurants universitaires : le prix du ticket passe de 3€25 à 3€30. Cette hausse des prix de la restauration s’est faite en désaccord avec les organisations étudiantes, comme la FAGE, qui a voté contre au CNOUS (Conseil National des Œuvres Universitaires et Scolaires).  Les tarifs des cafétérias augmentent eux aussi de 8,17%, par l’Unef. 

Cet accroissement s’inscrit dans un contexte d’augmentation généralisée des frais obligatoires : les frais d’inscriptions ont été multiplié par 15 pour les étudiants internationaux. Une licence revient donc à 2 770€ et un Master à 3 770€. Ce n’est toutefois qu’un tiers du coût réel pour l’Etat. 

Une cotisation floue

La CVEC (Cotisation Vie Étudiante et de Campus) coûte un euro de plus à la rentrée 2019. S’élevant à 91 euros, cette cotisation doit aider à développer la vie du campus et à améliorer les conditions d’études. Mise en place depuis la rentrée 2018, cette mesure souffre de son manque de clarté, elle passe auprès des étudiants pour un impôt. En effet, l’utilisation des fonds est à la discrétion de l’Université. La Fédération des étudiants rouennais s’engage à lever le voile sur l’utilisation de ces fonds grâce à des élus étudiants. Il faudra donc attendre les premières assemblées pour connaître l’utilisation de cet argent. 

Les étudiantes, plus touchées par la précarité

Ces deux rapports mènent à un constat commun : les étudiantes dépensent plus pour la rentrée et tout au long de l’année, en comparaison à leurs camarades masculins. Les femmes dépenseraient 529,32€ de plus par an que les hommes. Les protections périodiques, la contraception, les consultations gynécologiques représentent des frais non négligeables pour les étudiantes, qui souffrent, par exemple, de précarités menstruelles. 

 

Malgré la hausse de certains postes de dépenses, la FAGE relève une baisse de 6,79% de coût total de la rentrée grâce à la suppression du régime de sécurité sociale étudiante. Il faut nuancer ce chiffre car il peut être compensé par l'ajout d'une mutuelle étudiante. 

Bien que cette baisse soit significative, presque un étudiant sur deux est salarié, ce qui n’offre malheureusement pas des conditions optimales à la réussite universitaire.

 

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Date de dernière mise à jour : 12/09/2019